Le numéro 1 mondial aura eu un appétit d'ogre en 2005. Sacré champion du monde de l'année par la Fédération internationale, Roger Federer rallie tous les suffrages. Croulant sous les éloges, le Suisse a une nouvelle fois prouvé qu'il était bel et bien le grand patron du circuit. Lauréat de onze tournois, avec deux nouveaux titres du Grand Chelem à son palmarès, le protégé de Tony Roche n'aura concédé que quatre défaites lors de l'année écoulée. Plébiscité par les internautes comme le sportif international 2005, "Rodger" écrit sa légende.
"Je me suis senti presque invincible". Par ces quelques mots, Roger Federer résume son impressionnante emprise sur la concurrence durant l'année 2005. Pourtant, le défi de l'Helvète s'annonçait ardu à relever après avoir réalisé une saison 2004 tout bonnement exceptionnelle, marquée notamment par trois titres du Grand Chelem (Open d'Australie, Wimbledon et l'US Open), une victoire au Masters et la place de numéro 1. Mais le joyau du tennis mondial, coupable dans le passé de quelques fâcheuses sautes de concentration avant son accession au sommet, n'a pas levé le pied. Bien au contraire.
En faisant main basse sur le circuit, Federer a ainsi creusé l'écart sur ses rivaux. Seuls quatre hommes sont parvenus à le faire plier en 2005: Marat Safin, en demi-finale de l'Open d'Australie (5-7, 6-4, 5-7, 7-6, 9-7), avant que le Russe ne remporte le tournoi, Richard Gasquet en quart de finale du Masters Series de Monte-Carlo (6-7, 6-2, 7-6), Rafael Nadal, au stade des demi-finales de Roland-Garros (6-3, 4-6, 6-4, 6-3) et enfin, David Nalbandian en finale de la Masters Cup de Shanghaï (6-7, 6-7, 6-2, 6-1, 7-6). Face à l'Argentin, Roger Federer est passé tout près (deux points) d'un incroyable exploit. Arrivé à Shanghaï la cheville droite encore fragile, à court de matches, le numéro 1 mondial n'a jamais cessé d'impressionner, alors qu'il se déplaçait en béquilles quelques semaines auparavant...
81 victoires pour quatre défaites !
Certes, l'ancien protégé de Peter Lundgren aurait souhaité conclure sa saison sur un troisième Masters remporté consécutivement, mais le bilan de sa saison le comblait déjà amplement. Comment aurait-il pu en être autrement d'ailleurs ? Onze titres (dont deux succès en Grand Chelem à Wimbledon et l'US Open), 81 victoires pour quatre défaites, soit le deuxième meilleur ratio de l'ère Open derrière celui de John McEnroe en 1984 (82-3), 35 matches remportés consécutivement toutes surfaces confondues depuis sa défaite contre Nadal à Roland-Garros, 24 finales gagnées d'affilée (record absolu, très loin devant McEnroe et Borg, bloqués à 12) et enfin, une deuxième année consécutive terminée au premier rang mondial (place qu'il occupe pour la centième semaine de rang ces jours-ci). Evidemment, ça calme...
Claquant des coups de génie quelle que soit la surface, doté d'un bras exceptionnel et d'un jeu complet, "Rodger" a gagné sa place parmi les plus grands joueurs de tous les temps, certains allant même jusqu'à dire qu'il est "Le" plus grand. Avec six titres du Grand Chelem à son palmarès, le Suisse est toutefois encore loin des quatorze Majeurs de Pete Sampras.
Roland-Garros, son Graal
En attendant, celui qui se fait conseiller par Tony Roche pour parfaire sa technique se voit récompensé de tous ses efforts. Sacré champion du monde 2005 par la Fédération internationale pour la deuxième année consécutive (égalant ainsi Börg, McEnroe, Lendl, Sampras et Hewitt), Roger Federer a également été sacré "Sportif de l'année" par le prestigieux quotidien USA Today. Sans oublier le Grand Prix de l'Académie française des sports qui lui a été décerné.
Rafael Nadal, son grand rival lors de l'année écoulée, aura fort à faire pour arriver au niveau du patron. Mis à part à Roland-Garros bien sûr, où l'Helvète devra batailler pour s'offrir le seul Grand Chelem qui manque aujourd'hui à son palmarès. Mais la bagarre et les matches accrochés, c'est ce qu'il préfère...
source:sport.fr
PS:today c la St Roger!!ouuu sui-je la seul a avoir penser a sa??pi osi,jmet une frase k dite "Rodgeur" un jour et ki ma bocou plus:"c'est sympa d'être quelqu'un d'important, mais c'est encore plus important d'être quelqu'un de sympa"